JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES
Nous vous proposons une spectacle de femmes ariégeoises :TOUT CONTRE TOI
samedi 4 mars à 20h30 au jeu du mail à Pamiers.et un avant scène "FEMMES EN VOIE D'EXTINCTION" par Regards de Femmes
Avec lucidité et courage, elles dévoilent la face cachée de ce prétendu «travail du sexe» >>
qui ne relève pas d’un choix éclairé procurant richesse, plaisir et liberté.
Elles ont 22, 34 ou 48 ans.
Ces femmes mènent un âpre combat pour retrouver quiétude et sécurité, reprendre le contrôle sur leur vie
et se réinsérer socialement.
A Pamiers, l’association REGARDS DE FEMMES projettera le samedi 29 novembre à la MJC à 20h le documentaire « L’IMPOSTURE » de Eva Lamont : la prostitution mise à nue.
« La tendance actuelle à faire de la prostitution un métier « comme un autre » est démentie par des femmes qui ont été prostituées. Avec lucidité et courage, elles dévoilent la face cachée de ce prétendu «travail du sexe» >> qui ne relève pas d’un choix éclairé procurant richesse, plaisir et liberté. Elles ont 22, 34 ou 48 ans. Ces femmes mènent un âpre combat pour retrouver quiétude et sécurité, reprendre le contrôle sur leur vie et se réinsérer socialement.
A
l’ONU, le samedi 20 septembre, Emma
Watson (actrice britannique, qui a été nommée ambassadrice d'ONU Femmes,
une agence des Nations Unies consacrée à la défense de l'égalité et l'indépendance
des femmes dans le monde) a fait un discours poignant sur l’égalité des genres
et la place qu’y ont les hommes ( campagne http://www.heforshe.org/
(Lui pour elle)).
En effet,
les "clients" prostitueurs (voir http://prostitueurs.tumblr.com/) achètent
des violences misogynes (dans l'écrasante majorité des cas, ils ciblent
des filles et/ou des femmes), ainsi que l'impunité de ces violences.
Tant qu'ils peuvent acheter ces permis de déshumaniser, violer,
chosifier autrui, en toute impunité, tant qu'ils font exister l'un des
plus grands et plus prospères secteurs du crime organisé, l'impact des
dispositifs de prévention des violences machistes, des actions
d'éducation à l'égalité filles-garçons/femmes-hommes et des mesures de
punition des délits et crimes sexistes, est considérablement amoindri
(cf : http://www.slate.fr/tribune/65433/abolir-systeme-prostitueur-droits-humains).
Cette manifestation aura lieu samedi à 20 h salle Fernan à Pamiers. Une opportunité saisie par l’association appaméenne Regard de Femmes qui milite depuis une dizaine d’années sur la place des hommes et des femmes dans la société. Des ateliers de réflexion, d’expression artistique interculturelle et une implication prépondérante dans les manifestations organisées dans la vie de la cité au moment des journées contre les violences faites aux femmes (le 25 novembre) ou autour de la journée de la femme (le 8 mars).
Aujourd’hui si Carmen, Odile, Naïmé, Annick appellent au boycott de cette élection c’est que, pour y participer il faut obligatoirement mesurer au moins 1,70, avoir entre 18 et 25 ans, ne pas être maman, ne pas avoir d’engagement de couple... autant de stéréotypes de genre contre lesquels elles s’insurgent. «Pour nous toutes les femmes sont belles, elles ont toutes un corps et une tête, elles ne sont ni a exposer, ni à sélectionner comme des bêtes à concours sur les foires. C’est pour nous une manifestation d’un autre âge !»
La tyrannie de la beauté
Car au-delà de ce concours de Miss beaucoup de femmes dans la vie de tous les jours sont confrontées à ces clivages notamment dans la recherche d’un emploi où la tyrannie de l’apparence, de l’âge, de la maternité peuvent rapidement devenir une discrimination à l’embauche. «C’est pour cette raison que nous militons pour le CV anonyme», indique Odile.
Ce culte de image omniprésent dans la société de consommation où des le plus jeune âge les petites filles sont conditionnées: les concours de mini miss en sont une caricature, mais que dire des parents qui offrent des chaussures à talons, des vêtements de femmes, des séances de chirurgie esthétique à ces préadolescentes de 10-12 ans?
Un stéréotype qui règne en maître et un code esthétique en tyran.
Parfois même relayé ou devancé par le monde de la mode. Pour certaines marques, «seules les maigres ont accès au succès». Que dire de toute cette génération qu’on pousse à la dévalorisation par le poids?
Récemment une griffe australienne a sorti une taille «000» correspondant à une taille 28 (tour de taille de 58 cm soit celui d’une fillette de 10-12 ans). Combien de femmes adultes rentrent dans un 12 ans et combien de jeunes filles vont «mourir de faim» pour y parvenir?
Naïmé et ses amies partagent davantage les valeurs des «créatifs culturels», une famille socioculturelle comptant entre 17 et 20 % de la population (dont2/3 de femmes) qui cherche à favoriser la faible dépendance vis-à-vis des modes de consommation industrialisés et favoriser davantage le développement personnel et spirituel. «Nous privilégions la réflexion sur la qualité de la vie par rapport à l’alimentation, au logement, aux échanges à l’échelle du monde».
Loin des discours féministes des années post 68, l’association Regard de Femmes parle de solidarité et de complémentarité entre les genres et non plus d’affrontement: «on s’insurge contre ce genre de compétition réductrice et dépassée, poursuit Odile pour qui énormément de travail reste encore à faire. Beaucoup de gens en pâtissent, beaucoup de filles qui ne correspondent pas aux diktats de ces canons et qui ne se sentent pas bien dans leur corps, dans leur tête. Il faut arrêter c’est pour cette raison qu’on appelle au boycott». Une action militante invitant à la réflexion.
Laurence Cabrol